Le Centre Socioculturel BelleVille se penche sur le « pouvoir d’agir » des habitants

Mardi 18 février, David Bilzic, chargé de projets à la Fédération des Centres sociaux 75 et Christophe Blanchard, chercheur à l’université Paris 13, intervenaient au Centre socioculturel Belleville. Thème de la matinée : le pouvoir d’agir des habitants. Une réflexion au cœur du projet PICRI actuellement en cours, et plus largement au centre des préoccupations des professionnels et des bénévoles des centres sociaux parisiens.

Comment valoriser l’initiative des habitants et transposer le pouvoir d’agir dont ils sont légitimement dépositaires au cœur d’un centre social ? Tel fut l’un des principaux questionnements de cet échange matinal proposé à une dizaine de professionnels et de bénévoles du Centre social de Belleville, alors que s’amorce dans leur structure la réflexion autour du prochain projet social. Plutôt qu’un cours magistral sur la question, les deux intervenants avaient pris le parti de privilégier débats et travaux en petits groupes afin que puissent émerger librement les réflexions et les interrogations de chacun. En effet, malgré sa visibilité médiatique croissante, la notion de « Pouvoir d’agir »,n’est pas toujours évidente à appréhender pour les protagonistes des centres sociaux, parfois confrontés à des injonctions contradictoires. Plusieurs questions ont très vite émergées de ces discussions matinales : Le « Pouvoir d’agir » est-il compatible avec les activités et les services proposés par les centres sociaux ? Les habitants ont-ils une marge de manœuvre dans l’élaboration du projet social d’une structure ? Comment les habitants prennent-ils conscience qu’ils ont des compétences ? La notion de « projets » qui a cours dans les centres socioculturels est-elle compatible avec le pouvoir d’usagers ou d’habitants dont on souhaiterait valoriser l’action ?

Des questions en cascade donc, mais aussi des tentatives de réponses. Ainsi, un consensus s’est établi sur le fait que les professionnels étaient pris dans un tourbillon temporel qui ne leur laisse guère de temps pour valoriser pleinement le pouvoir d’agir des habitants. Autre constat en guise de conclusion ouverte, vouloir organiser le pouvoir d’agir pourrait bien se révéler au final contre productif comme le souligne l’une des salariés du Centre social de Belleville : « Il faudrait mieux savoir repérer ce pouvoir d’agir et l’accompagner au mieux ». Une remarque essentielle autour de laquelle tente de se structurer le projet PICRI…

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